Vous rêviez d’être footballeur professionnel et c’est en tant que comédien que le public vous acclame. Comment passe-t-on du foot à la comédie ?Je n’avais que le côté illusionniste du footballeur, celui qui tombe facilement et qui provoque des penalties dans la surface.
J’étais déjà comédien sans le savoir. Je n’avais pas la carrure d’être footballeur. 2004 est une année riche en succès :cinéma, théâtre, télévision… Tout vous réussi. Croyez-vous au destin ?
Oui. Il y a toujours une part de chance dans les rencontres que l’on fait. Etre là au bon moment, et rencontrer la bonne personne, celle qui vous fera avancer dans la vie, c’est de la chance puisque c’est quelque chose que l’on ne peut pas décider.
Je crois au destin. Il nous fait bouger, avoir des aventures.Les rencontres avec les autres nous font progresser.
Quelle rencontre a été importante pour vous ?
Celle avec Djamel Bensalah.. Il y a entre nous une extraordinaire complicité. On s’entend comme larrons en foire. Il m’a permis de prendre confiance en moi, d’oser faire des choses.
Parlons théâtre. Amadeus est un triomphe. Le duo Lorant Deusch/Jean Piat fonctionne à merveille. D’ailleurs le public ne s’y est pas trompé. Comment est née cette aventure ?
On parlait de l’importance des rencontres, Amadeus est encore une fois le fruit de l’une d’elles. Stéphane Hillel, le metteur en scène a toujours pensé à moi pour cette pièce. Il me l’a proposée et cela m’a permis de jouer au théâtre une pièce extraordinaire avec Jean Piat. C’est impressionnant de jouer avec quelqu’un comme lui. Vous voyez,la vie est faite de bonnes surprises…
Oui. Dans notre métier, il faut constamment changer d’époque, de costume, de rôle, de pays. Avoir un foyer stable, un couple fort, des enfants, tout ce qui nous rappelle la famille, oui, c’est quelque chose dont j’ai besoin.
Mes parents comptent beaucoup pour moi. Tout ce que je suis aujourd’hui, je le dois à mon père. J’adore lire la fierté dans ses yeux lorsqu’il me regarde. Ca me rend éperdument heureux.
Non, c’est impossible. Je ne peux pas jouer tous les soirs au théâtre et tourner la journée, c’est trop dur d’un point de vue physique. Je ne suis pas assez fort pour assurer un tel rythme. J’ai repoussé tous mes projets à une date ultérieure, y compris celui de jouer dans un film historique. Nous serons vraisemblablement en tournée dans toute la France à la rentrée prochaine. Alors, j’ai encore un peu de temps. Et puis, je me sens très bien dans cette pièce.

