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	<title>Tables de France - Ca C&#039;est Paris - LE BLOG &#187; Jean-Marie Bigard</title>
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		<title>Interview de Jean-Marie Bigard par Marc Delomez &#8211; Ca C&#8217;est Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 11:19:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anna</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Jean-Marie Bigard]]></category>

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		<title>Interview de Jean-Marie Bigard</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 10:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Bigard]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui est à l’origine de votre  rôle dans cette pièce ?
C’est Alain Sachs, le metteur en scène. En octobre  dernier, il me propose le rôle. Je dis non, bien sûr ! Mais il me fait  faire une lecture de la pièce avec des amis. On s’aperçoit que c’est  drôle, c’est-à-dire que, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tdf-paris.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/photo1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-32" style="margin: 10px;" title="Jean-Marie Bigard" src="http://www.tdf-paris.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/photo1.jpg" alt="" width="150" height="200" /></a><strong>Qui est à l’origine de votre  rôle dans cette pièce ?</strong></p>
<div>C’est Alain Sachs, le metteur en scène. En octobre  dernier, il me propose le rôle. Je dis non, bien sûr ! Mais il me fait  faire une lecture de la pièce avec des amis. On s’aperçoit que c’est  drôle, c’est-à-dire que, dans ma bouche, le texte « déchantait »  naturellement (NDLR. Dit sans déclamation artificielle). Il fallait une  réponse. Il y avait une mise en scène importante derrière avec tout de  même 80 costumes à faire !&#8230; J’ai réfléchi pendant 15 jours et j’ai dit  oui. J’avais envie de me retrouver sur scène avec beaucoup de comédiens  et de partager avec eux les angoisses et les bonheurs parce que,  d’habitude, je suis tout le temps seul. Franchement, je voyais cela  comme une très jolie récréation qui n’allait pas me coûter énormément  d’énergie&#8230;</div>
<div></div>
<div><strong>Comment passe-t-on du « one  man show » à la comédie-ballet la plus célèbre de Molière ?</strong><br />
Je me suis mis au service de la troupe et je cherche à  être toujours dans la situation sans profiter de quoi que ce soit.Alors  que, justement, je suis habitué à tenir, seul, 5 000 personnes chaque  soir.Je m’en tiens au texte et je sers mes camarades. Mais je n’avais  pas mesuré que jouer le Bourgeois Gentilhomme, c’est une performance  plus difficile que le Stade de France où, là, j’étais dans ma spécialité  ! En acceptant, je n’avais pas pris en compte la somme de travail que  cela me demanderait… Dix semaines de répétitions, un texte réputé «  inapprenable » par les comédiens. On dit que, pour mémoriser les  compliments à la marquise, il faut huit jours ! Cela a été un travail  colossal de mise en place parce qu’il y a 21 personnes sur scène. Il y a  aussi le trac. Pendant les dix premiers jours, avant de rentrer en  scène, j’étais comme une vache menée à l’abattoir, les jambes écartées  pour ne pas monter dans le camion.<br />
Aujourd’hui, je suis plutôt « le poulain qui piaffe  d’impatience ! »</div>
<div>Mais la récompense est à la hauteur avec le bonheur de  jouer avec mes camarades, avec les appréciations de la presse – nous  avons eu un tsunami d’articles dithyrambiques &#8211; et avec la salle comble  tous les soirs.<strong> </strong></div>
<div></div>
<div><strong>Qu’est-ce qui vous a le plus  marqué dans ce travail théâtral ?</strong></div>
<div><strong>La gestuelle prend une place  très grande dans votre interprétation et dans celle de la troupe.</strong><br />
« Il n’y a rien de plus juste. Cela est véritable » comme dirait  Monsieur Jourdain ! Vous avez parfaitement raison car la parole ne  représente que 20 % du sentiment que vous envoyez. Le reste est envoyé  par la position du corps, l’intonation de la voix, le volume, la  position des yeux. Moi, je m’en amuse dans mes « one man show ». Par  exemple, si jamais je dispute une dame au premier rang, tout mon corps,  le timbre de ma voix, mes yeux font qu’elle n’en prend pas ombrage car  ils expriment énormément de gentillesse.<strong> </strong></div>
<div></div>
<div><strong>On sent que vous prenez un  très grand plaisir à jouer dans la langue de Molière…</strong><br />
Les  intonations sont modernes et il faut arriver à faire « déchanter » : «  je vous prie tous les deux de ne vous point en aller qu’on ne m’ait  apporté mon habit afin que vous me puissiez voir ». Je parle comme ça  dans la vie maintenant et j’ai perdu la moitié de mes amis !!! Je  voulais faire un beau bourgeois, un peu original, puisque cela se passe  dans un magasin de sports. Et cela attire.</div>
<div></div>
<div>
<div>Les jeunes  viennent voir cette pièce qui leur semble moins rébarbative que  lorsqu’elle est jouée façon 17ème.             On a réussi parce qu’on reçoit des appréciations de deux  sortes. Certains nous reprochent de « bricoler le texte de Molière » &#8211;  alors qu’on le respecte à la lettre -. Pour nous, c’est un compliment !  Et d’autres nous félicitent sur le fait « d’enfin tout comprendre » du  texte de Molière.<strong>Quel bourgeois gentilhomme  avez-vous voulu montrer ?</strong><br />
Monsieur Jourdain devient fou à  la fin de la pièce et c’est assez cauchemardesque. Mais nous avons voulu  en faire un gentil niais. Il ne fallait pas qu’il devienne pathétique.  Il fallait que cela reste une comédie, que la pièce reste distrayante  jusqu’à la fin, comme l’a voulu Molière.<strong> </strong></div>
<div></div>
<div><strong>Qu’est-ce que le bourgeois  gentilhomme a à dire à l’homme du XXIe siècle ?</strong></div>
<div>A son époque comme à la nôtre,  rien n’a pas changé. Molière fait la description d’une catégorie de  personnes qui veulent obtenir une carte supplémentaire.Je suis un  exemple vivant du mec, pété de thunes, qui n’a plus rien à prouver en  matière de « one man show », de nombre de spectateurs, de capital  sympathie… Mais je désire cette carte de comédien. Donc, par définition,  je suis un bourgeois gentilhomme de 2006… qu’en plus, j’ai choisi de  jouer ! A la différence près que lui se contente de vouloir acheter des  compétences intellectuelles ou spirituelles, ce qui n’est pas mon cas.  Mais le 19 janvier 2006, le soir de la première, j’ai eu le sentiment  qu’on me remettait ma carte de comédien.<strong>Votre public habituel a dû  se précipiter …</strong><br />
Pas tellement. Les gens qui  viennent à mes « one man show » ne viennent pas au théâtre. Il y a  beaucoup de gens qui viennent voir Jean Marie Bigard se faire coincer…  Ce qui est amusant, c’est que les amateurs de théâtre qui ne me  connaissaient pas disent maintenant vouloir venir à mes « one man show »  !&#8230;</p>
<p><strong>Vous préparez un prochain  spectacle…</strong><br />
Dans ce show « mon Psy va mieux »  qui commencera en septembre, je vais aller encore plus loin, dire des  choses encore plus profondes, encore plus intimes et je vais faire une  thérapie de groupe de mille personnes tous les soirs !</p>
</div>
</div>
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