À quand remonte votre vocation d’artiste ?J’ai toujours eu la vocation d’artiste, déjà tout gamin. J’étais toujours premier en récitation, j’avais ça dans le sang. En pension, j’imitais les profs, les pions, et à la maison j’imitais les voisins, les commerçants…
La philo a-t-elle eu un rôle sur votre carrière ?
J’étais et je suis encore passionné par les questions métaphysiques relatives à l’humain : du classique, quoi….
On n’a jamais de réponses et la vie est sans arrêt faite de questions.
L’essentiel est de se poser les bonnes questions ! L’homme est obsédé par ces réponses qu’il cherche. Je voulais jouer des spectacles comiques et je souhaitais faire rire tout en posant des questions…
Des questions sur le « pourquoi du comment » : j’ai mis dix ans pour être connu, et ça s’est passé du jour au lendemain, grâce à Guy Lux et à la
télévision.
Et aujourd’hui, est-ce que ça se passerait de la même manière ?
Non, ça a changé, c’est la société Kleenex. On vous encense et on vous jette. Vous êtes connu très vite, mais vous disparaissez aussi très vite. Pour faire aujourd’hui une carrière de trente, quarante ans, il faut être exceptionnel…
Comment vous situez-vous en tant qu’artiste ?
Je revendique l’idée d’être un homme de spectacle, pas un comique. Ce que j’ai en moi, je le donne au public, je fais des cadeaux. Sans prétention, j’offre des cadeaux, et je suis déçu si les spectateurs ne les ouvrent pas… Je ne suis qu’un humoriste…
Mon but d’artiste, c’est de donner, d’échanger, d’être heureux avec le public.
La joie est un mot essentiel à mon vocabulaire.
J’aime cette idée de rassembler les gens autour du rire.
Me remettre en danger ! Je vais faire râler, mais le théâtre, c’est facile, c’est comme un revers le long de la ligne… Dans le one-man-show, on est seul, souvent avec sa création ou en partie, on n’a pas le droit à l’erreur.
J’adore partager avec le public, jouer avec lui. Je vais chercher les gens dans la salle et j’écris une histoire sur scène avec eux. Ça va être un spectacle très interactif.
Il y aura des sketches, du swing, un trio de musiciens fabuleux, et plein d’autres surprises : le spectacle de ma vie d’artiste, quoi ! Deux heures sans entracte, pendant sept semaines, puis une tournée jusqu’en juin 2007, et après, certainement, une reprise…Et le cinéma ? Vous n’avez pas envie de vous créer un grand rôle ?
Pas le temps ! Il faut deux ans entre l’écriture, la préparation et la réalisation. C’est encore pire que le reste. Il faut s’enfermer si on veut écrire… Sinon, j’aimerais jouer Cyrano.
Avec Douze hommes en colère, j’ai déjà eu ce grand rôle dont vous parlez.
Vous savez, j’ai une chance extraordinaire : je peux jouer ce que je veux !
Comité d’entreprise, qu’est ce que cela évoque pour vous ?
Des gens qui sortent ensemble, qui viennent au spectacle en bande. C’est porteur dans une salle d’avoir des groupes de gens, ça met de l’ambiance, ça peut porter un spectacle. C’est utile d’avoir des comités d’entreprise dans les entreprises, sur le plan social et sur le plan culturel : ça crée du lien !
Mots-clefs : Interview, Michel Leeb


J apprécie beaucoup Michel Leeb. merci pour son talent Permettez moi de vous demander les ccordonnées de cette artiste comédienne Médium ,qu il a rencontré pour lui mème .Je vous en remercie par avance ,mois mème ayant des petits soucis .(vous ayant entendu parler de ce fait chez Michel Druker, pardon je n ai pas eu le temps de noter le nom encore merci.)